J.-K. HUYSMANS A LIGUGE

(suite)

 

Huysmans n'était pas arrivé à Ligugé que déjà les difficultés commençaient.

Pour arrondir leur propriété, Huysmans et ses amis Leclaire firent le projet d'acheter une maison et un jardinet touchant à leur terrain et y formant enclave. La maison appartenait à une vieille paysanne têtue et bornée, la mère Giboin, dont la tête était habituellement coiffée d'un monumental bonnet de dentelles. Huysmans acheta une autre maison dans le village, et s'en fut tout bonnement proposer à la mère Giboin de troquer sa maison contre celle qu'il venait d'acquérir. La bonne femme refusa. Huysmans n'était pas particulièrement diplomate; il insista avec maladresse. Nouveau refus. Ils se fâchèrent. Ils se brouillèrent... Huysmans en fut pour ses frais, car il dut revendre à perte la maison qu'il avait achetée. Et pendant les deux ans qu'il passa à Ligugé, il put savourer le plaisir amer, chaque fois qu'il entrait à la maison Notre-Dame, c'était le nom de sa demeure, ou qu'il en sortait, d'apercevoir la coiffe de sa vieille ennemie, qu'il avait aimablement surnommée << La Chouanne >>.

Puis, ce fut l'installation. Huysmans. habitué aux ouvriers parisiens eut quelque mal à s'adapter au rythme plus lent de la main-d'oeuvre poitevine. Il écrivit à une de ses correspondantes:" Etant donné l'inconcevable indolence de la race poitevine, il faut des mois ici pour s'installer."

C'était la première expérience; elle fut suivie de beaucoup d'autres qui amenèrent Huysmans à porter sur les habitants du Poitou des jugements parfaitement dépourvus de bienveillance.

En veut-on un exemple, que l'on pourra retrouver dans l'Oblat ? Point n'est besoin de rappeler que l'Oblat se passe à Ligugé, bien que Poitiers, dans le livre, soit devenu Dijon et Ligugé " le val des Saints ". Quant à Durtal, il ressemble à Huysmans comme un frère.

Un jour, donc, Durtal-Huysmans demande à un Père d'où vient un novice arrivé depuis quelque temps, et il s'entend répondre:" Il est poitevin, ce qui n'est pas précisément une recommandation, car s'il a les vices de son pays d'origine, il sera singulièrement musard et sournois."

Et le temps n'adoucit pas la sévérité de ses appréciations. Il n'avait pas désarmé quand il écrivait, plus tard, dans Les Foules de Lourdes, à propos d'un pèlerinage poitevin: " C'est une race subalterne, à la dégaine lourde et musarde".

Voilà qui est clair. Mais ce n'est pas tout. Quelques personnalités poitevines, les notables de Ligugé et des environs avaient appris avec plaisir la venue de Huysmans en Poitou. Il lui firent quelques avances; elles furent repoussées courtoisement mais très nettement, et Huysmans écrivit à un de ses amis quelques jours après son arrivée:<< Ce dont les braves gens ne semblent pas se douter, c'est que si je voulais voir du monde, je resterais à Paris, où tout de même les gens sont moins bêtes. J'entends avoir la paix, et à n'importe quel prix je l'aurai.>>

I1 eut la paix; mais il la paya cher, car il laissa le souvenir d'un être parfaitement désagréable, et l'on peut assurer qu'après un demi-siècle, ce souvenir persiste, tenace et vivant, dans certaines mémoires.

I1 faut ajouter que Huysmans aggravà son cas quand il publia en 1903, L'Oblat, où les paroles déplaisantes ne manquent pas à l'adresse des habitants de Ligugé.

Le jeune curé de Ligugé lui-même a le tort, impardonnable, aux yeux de Huysmans, d'avoir été envoyé par le gouvernement pour remplacer le Père qui était jusque-là chargé de la paroisse. Dès lors, ses peccadilles sont jugées des cas pendables, non seulement jugées, mais aggravées, condamnées sans appel, ce qui n'empêchera pas d'ailleurs cet excellent prêtre d'entretenir plus tard les relations les plus cordiales avec le monastère.

Mais, ne l'oublions pas, Huysmans est un pessimiste, un célibataire endurci, et malheureux. C'est un misanthrope, qui déteste également les hommes, les femmes et les enfants, et même les animaux, à l'exception des chats. Il l'a répété pendant toute sa vie, dans ses conversations, ses livres et sa correspondance: les hommes sont des canailles, ou des imbéciles, ou des raseurs. Ne soyons donc pas trop étonnés que dans la population de Ligugé il n'ait épargné que deux personnes, qu'il appelle, dans l'Oblat, M. Lampre et Mlle de Garambois.

M. Lampre était un brave employé de chemin de fer en retraite. Huysmans l'a embourgeoisé: il en a fait le bienfaiteur des moines, le propriétaire légal du monastère, il l'a enrichi d'une bonne bibliothèque et d'une non moins bonne cave, et il lui a donné pour nièce Mlle de Garambois.

Celle-ci a eu la chance unique de ne pas déplaire à Huysmans, et il a tracé d'elle un portrait piquant, charmant et sans retouche. Elle s'appelait Mme Godefroy. Lucien Descaves, qui la rencontra plusieurs fois à Ligugé, nous dit: << C'était une aimable femme entre deux ages, élégante, saine et gourmande, qui aimait les petits plats, y mettait la main, et faisait ainsi alterner sans façon l'office et les offices, les recettes culinaires et les soins aux paysans pauvres et malades qui l'appelaient auprès d'eux; bref, une Soeur de charité moitié laique moitié religieuse, anoblie par un pseudonyme: Mlle de Garambois, dans l'Oblat..>>

Ecoutons maintenant Huysmans:<< Mlle de Garambois est bien la plus charitable des créatures et la plus indulgente des vieilles filles. Elle recéle, dans un corps de grosse dame un peu mûre, une âme toute jeune, une âme toute blanche, de petit enfant; on rit un tantinet d'elle, dans le village et dans l'abbaye, à cause de sa manie de porter sur sa toilette les couleurs liturgiques du jour; elle est un ordo vivant, un calendrier qui marche; elle est le fanion du régiment. On sait qu'on va célébrer la fête d'un martyr lorsqu'elle pavoise son chapeau de rouge, ou celle d'un confesseur lorsqu'elle arbore les rubans blancs; malheureusement, le nombre des teintes ecclésiales est assez restreint, et elle le déplore assez pour qu'on la raille. Mais tout le monde est d'accord pour admirer sa candide belle humeur et son infatigable bonté.>>

<<Il suffisait qu'elle fût joyeuse pour que les pattes d'oie et les rides disparussent. De merveilleuses dents éclairaient sa petite bouche et une fossette dansait, ingénue, et pourtant avec un petit air de se ficher du monde, dans le menton.>>

Ajoutons en quittant cette aimable personne, qu' il est parfois question d' elle dans la correspondance de Huysmans: s'il écrit à un intime, il ne l'appelle plus Mlle de Garambois, ni Mme Godefroy, mais, beaucoup plus familièrement, " Poulotte ", "la bonne Poulotte".

Et maintenant, suivons Huysmans au monastère.

Il prend sa vie d'oblat très au sérieux, et il assiste chaque jour, avec une régularité exemplaire, à la messe conventuelle,à neuf heures, et aux vêpres à quatre heures. Très fréquemment, il se lève de bon matin, arrive à l'église paroissiale vers six heures, pendant l'office de Laudes, et il assiste ensuite à une messe basse.

Il est aussi discret vis-à-vis de la communauté qu'assidu aux offices. Une fois par semaine, il rend visite à son confesseur et ami, Dom Besse, le maitre des novices, dont il a tracé un portrait un peu idéalisé dans l'Oblat, sous le nom de Dom Felletin.

De temps en temps, les jours de fête, ou quand un ami vient le voir, Lucien Descaves, Jules Bois, Forain, Georges Rouault, il est invité au réfectoire, et pendant la récréation qui suit le repas, il s'entretient avec le Père Abbé, le Père Hôtelier, ou ceux des religieux qu'il connait plus particulièrement.

Dans ces circonstances, Huysmans reste assez silencieux, il n'aime guére à se révéler en société. Il ressemblait, a dit quelqu'un qui l'a bien connu, à un vieux chat méfiant et narquois; il posait de temps à autre, sans avoir l'air de rien, quelque question insidieuse, laissait parler les gens, et paraissait enchanté quand il avait réussi à leur faire dire quelque sottise. Et, tandis que ses interlocuteurs se livraient ainsi, il les observait, et les croquait, sans qu'ils s'en doutassent, et quand, en 1903, parut l'Oblat, un certain nombre de moines de Ligugé crurent reconnaître dans le livre leur portrait,et quelques-uns, leur caricature.

A vrai dire, ce n'est pas bien méchant. Huysmans prend un trait à l'un, un trait à l'autre, et compose avec ces éléments un portrait qui ne ressemble exactement à personne.

Peut-être y eut-il quelque déception chez Huysmans quand il se trouva vivre ainsi auprès de la communauté de Ligugé. Ici aussi, n'avait-il pas fait un beau rêve ?

Parce que des religieux sont sérieux et fervents, qu'ils vous ravissent par leur chant impeccablement exécuté, ou charment vos regards par leurs évolutions harmonieuses au cours d'une cérémonie solennelle, dans les parfums et les fumées de l'encens, ils ne sont pas pour cela des saints. Et il ne suffit pas non plus d'être l'héritier des grands historiens et des infatigables érudits qui ont rendu le nom de bénédictin synonyme de celui de " savant ", pour devenir, par le fait même, un nouveau champion de la science bénédictine!

Il y a nécessairement de la diversité dans un monastère: une abbaye bénédictine n'est pas une société savante, ni un conservatoire de musique, et une communauté monastique ressemble sur bien des points à une famille nombreuse, aux prises avec tous les problèmes trés ordinaires de l'existence quotidienne.

Dans cette famille, chacun a ses dons, ses aptitudes intellectuelles ou pratiques, ses qualités personnelles, et, bien entendu, ses défauts aussi. Et ces déficiences prennent peut-être souvent plus de relief qu'elles n'en auraient ailleurs, parce que la vie qu'on a vouée est plus parfaite.

Malgré d'inévitables déceptions, Huysmans aimait les moines, et toute la fin de l'Oblat en apporte l'émouvant témoignage. Sans doute, L'Oblat aété publié en 1903, et on pourrait penser que le recul du temps a contribué à embellir les choses. Il n'en est rien, et nous en trouvons la meilleure preuve dans les notes du journal intime qu'il a rédigé au cours de l'été de 1901, au moment même où il s'apprêtait à quitter Ligugé. Voici ce qu'il écrivait le 6 octobre 1901:

<<Ma vie s'est écroulée avec ce départ des moines. Je ne vois plus maintenant lèurs défauts, les hommes, mais un ensemble familial et pieux. Oui, de ces moines et de leurs offices, il rayonnait un apaisement...>>

<< Je ne regrette rien. Ces deux ans et demi si durement achetés ont été bons, même pour l'âme. J'y ai perdu des illusions sur les moines, sur les cloîtres... Depuis leur départ, un équilibre s'est fait, où la vertu l'emporte de beaucoup. J'ai appris la liturgie, rassemblé des notes sur l'oblat, vu des types comme Poulotte, appris à vivre en commun; ce fut, en somme, malgré tout, une oasis.>> (Journal inédit.)

Il a connu de bons jours à Ligugé, une vie simple et studieuse, dans le silence de son cabinet de travail, que venaient parfois troubler les sons, d'un agrément discutable, du piano mécanique que Mme Leclaire faisait fonctionner au rez-de-chaussée.

De rares événements viennent interrompre cette régularité. De temps à autre, il accueille pour quelques jours un ami de passage; en 1900, pour la fête de Noël, il a la joie de recevoir Forain, qui vient de se convertir, et qui communie auprès de lui à la messe de minuit. Le 21 mars 1901, il fait sa profession d'oblat.

Il travaille. Il écrit la vie de sainte Lydwine, qui parait en février 1901; il commence à rassembler les matériaux pour l'Oblat, et, chose inattendue, il fait du jardinage!

Huysmans n'aimait pas la nature: il prétendait qu'à là campagne, << il n'y a que des arbres >>, <<que les oiseaux sont des raseurs>>, et le soleil << un voyou d'astre >>. Il lui préférait les brumes du Nord. Or, en préparant la Cathédrale, il découvrit la symbolique des plantes, et il s'intéressa tant à cette question qu'il jugea bon d'en entretenir son lecteur pendant plus de vingt pages.

Il eut l'idée, une fois installé à Ligugé, de planter un jardin liturgique. Cela commença très bien; mais notre jardinier amateur dut bientôt reconnaitre que sa vocation était ailleurs. << On a des surprises, écrit-il. Des arbustes bizarres, achetés l'an dernier, et qui s'étaient comportés jusqu'alors comme des arbres honnêtes, ont révélé leur véritable caractère, cette année, en poussant des fleurs qui sentent le vieux fond de tonneau; il y en a un autre qui sent la pharmacie d'hospice et qui vous envoie par instant des bouffées de vieux melon gaté. >>

Un fait reste, cependant. Huysmans, qui détestait la nature, et qui avait écrit jadis qu'elle n'est intéressante <<que débile et navrée >>, la découvrit à Ligugé. Certaines pages de descriptions de l'Oblat, certains passages de sa correspondance en font foi, et le peintre des bords désolés de la Bièvre célèbre avec enthousiasme la vallée du Clain ou les claires soirées de printemps en Poitou.

Huysmans était, sinon parfaitement heureux, du moins apaisé. Il écrit, parlant de son arrivée à l'église paroissiale pour l'office de vêpres, à la fin d'une journée de travail:

<< Que de fois, harassé par les travaux de la journée, la tête bourrelée de phrases, je me suis senti allégé, défatigué, dès que l'orgue soutenait doucement le Deus in adjutorium qu'entonnait l'hebdomadier. Ce sont vraiment des allégresses comme le monde n'en donne pas.

Mais cette tranquillité ne devait pas durer, et deux ans s'étaient à peine écoulés depuis son arrivée à Ligugé que tout était, encore une fois, à recommencer.

 

A la fin d'octobre I901, tandis que les moines, frappés par la loi sur les associations, cherchaient un refuge en Belgique, Huysmans, mélancoliquement, regagnait Paris.

C'était fini, et il lui semblait que de ce séjour auprès du monastère il ne resterait qu'un souvenir. Il se trompait, car à voir les choses d'un peu plus loin, ces deux années passées à Ligugé marquent une étape importante dans son existence.

Il lui reste encore six ans à vivre. Le 12 mai 1907 il s'éteindra, vaincu par le cancer à la bouche qui, dès son retour à Paris, le mine lentement. Les dernières années de sa vie vont se passer dans des souffrances qu'il supportera, tous les témoins l'affirment, avec une admirable patience.

Or, c'est à Ligugé que Huysmans a appris la valeur de la souffrance; c'est là qu'il a composé un de ses plus beaux livres, Sainte Lydwine de Schiedam, cette mystique hollandaise de la fin du XlVe siècle (elle naquit en 1380 et elle mourut en 1443) dont toute la vie s'est consumée sur un lit de douleur.

Si l'écrivain naturaliste décrit, avec une crudité qui ne va pas sans quelque complaisance, les maladies, les infirmités et les souffrances de la sainte, s'il entre dans certains détails passablement répugnants, le chrétien expose avec lucidité et sérénité la doctrine traditionnelle de la souffrance. Il montre que, de même que le Christ innocent a souffert et est mort pour racheter l'humanité coupable, de méme, au cours des siècles, certains saints semblent avoir reçu la vocation d'expier, par leurs souffrances, les fautes et les crimes de leur temps.

En se penchant sur la vie de la sainte, Huysmans à compris, mieux qu'il ne l'avait fait jusque-là, que la souffrance a un sens pour le chrétien, qu'elle le purifie, et qu'elle le rapproche de Dieu. S'il l'a acceptée avec tant de patience, c'est qu'il a vu en elle, en même temps qu'un moyen de racheter ses fautes personnelles et d'expier le mal qu'il avait pu faire par son exemple et par ses livres, un témoignage qui ne trompe pas. Vous connaissez sa réponse à un ami qui admirait sa résignation: << Maintenant, j'espère qu'on n'osera plus dire que ma conversion n'a été que de la littérature>>.

Si Huysmans a compris à Ligugé, mieux qu'il ne l'avait fait auparavant, la valeur de la souffrance, il y a aussi découvert le sens et la portée de la liturgie, et c'est pour nous faire bénéficier de sa découverte qu'il a écrit l'Oblat.

Sans doute, dès avant sa conversion, il s'était pris d'enthousiasme pour la prière publique de l'Eglise; mais il l'avait approchée de façon épisodique, de temps à autre, à la Trappe d'Igny, chez les Bénédictines de la rue Monsieur, à Solesmes, ou dans les églises de Paris, Saint-Sulpice ou Saint-Séverin, qu'il aimait à fréquenter. Ligugé lui a rendu la liturgie familière. Pendant deux ans, il s'en est nourri régulièrement, matin et soir, et, rentré à Paris, l'oblat récite fidèlement ses Heures, jusqu'au dernier jour.

Peut-être est-il permis d'ajouter, en terminant, qu'à Ligugé il a trouvé définitivement la paix.

Huysmans était un inquiet. Toute la vie, il a cherché la beauté et la vérité, et, quand il les eut découvertes, il n'eut plus d'autre souci que de les posséder davantage, et de les faire trouver aux autres. C'est la raison d étre des livres qui suivirent sa conversion, et c'est ce qui les rend si différents de ses ouvrages antérieurs.

Quand on reprend ses Ïuvres dans l'ordre où elles ont été écrites, on sent combien le ton change à partir d'En Route. Auparavant, il n'était qu'un critique d'art, un écrivain pittoresque, un romancier en quête de sujets sortant de l'ordinaire. A partir d'En Route, et dans les livres qui suivent, on sent un homme, ou plutôt une âme vibrante et frémissante, une âme fraternelle qui, avec les moyens originaux, certes, dont elle dispose, veut nous amener à partager sa foi, et nous faire monter avec elle et comme elle vers la paix et vers la lumière.

Il y a dans toute la dernière partie de son oeuvre, une sincérité émouvante, un appel qui ne peut laisser indifférent un lecteur de bonne foi, en même temps qu'une réponse joyeuse à l'éternel problème du pourquoi de l'existence humaine. Forain, le converti de Ligugé, à la Noel de 19 00, disait très justement, au soir des obsèques de son ami: << Les écrivains sont vite oubliés après leur mort. Qui parle encore de Zola et de tant d'autres ? Il n'en sera pas de même pour Huysmans. Il a remué des idées de toujours; son oeuvre durera.>>

Il aurait pu ajouter: "C'est un témoin, et le temps n'enlèvera rien à la valeur de son témoignage; car véritablement, loyalement, il a vécu son oeuvre".

 

Dom MARCEL PIERROT.

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